Abderrahmane OUARDANE


Né en 1947 à Casablanca, Abderrahmane Ouardane, Artiste plasticien. 
Lauréat des Ateliers artistiques THUR - Paris.
Expose régulièrement depuis 1970.
Vit et travaille à Casablanca.

  • Vice-président de la Fédération des Industries Culturelles et Créatives Filière Arts Visuels (FICC - CGEM Confédération Générale des Entreprises du Maroc).
  • Président fondateur de l’Association ARKANE, oeuvre pour la promotion de l’art et la sauvegarde du patrimoine. L'Association Arkane, organise les éditions "ARKANE AFRIKA" Exposition Internationale d'Art Contemporain d'Afrique. 
  • 2007 Secrétaire Général de l’Association Marocaine des Arts Plastiques (AMAP).  
  • 2005 - 2006 -2007 : Commissaire de la Grande Exposition Nationale des Arts Plastiques (GENAP) (3 éditions).
  • Ancien Président de l’Association Art et Culture de Casablanca (AACC).  
  • Membre Fondateur de la Conférence permanente de l’Audiovisuel Méditerranéen – Rome (COPEAM).
  • Membre du bureau de « la Fondation Cultures du Monde ».  
  • Membre du bureau de l’Association Village d’Ateliers d’Artistes (AVAA). 



MANIFESTE POUR LA CULTURE 

Le Maroc est à la croisée des chemins. Aujourd'hui, plus que jamais,  notre pays doit opter pour une voie d'émancipation capable de mener notre peuple à un meilleur devenir. Pour autant, repenser l’avenir du Maroc, c'est avant tout éduquer et cultiver sa nation. Il existe une corrélation étroite entre la capacité du citoyen à s'approprier son environnement par la faveur de son accès à la culture.

Et si la CULTURE était la voie du Salut? La CULTURE est une merveilleuse érudition qui rassemble l'humanité en un voeu collectif. 

Et si la CULTURE ravivait nos rêves? Le rêve de redonner foi en un avenir inclusif, une vision forte qui transgresse les dogmes de l'obscurantisme, de la marginalisation et de tous ces maux qui gangrènent nos sociétés et dressent des avatars à l'encontre de l'épanouissement de notre pays et de ses citoyens.  

Et si la CULTURE était capable d'ouvrir la voie à des espoirs nouveaux?

Et si nous réservions à la CULTURE le rang et l'envergure qu'elle mérite? Et si nous commencions par ajuster le regard que nous portons sur la CULTURE pour reformuler ses paradigmes? Et si on imaginait un Maroc où la culture n’est pas de l'ordre du divertissement ni même un vague supplément d'âme, mais plutôt un levier essentiel de progrès, de croissance et de développement?

Et si la CULTURE devenait non pas un secteur mais un droit fondamental?

Centralisons nos idées et répartissons nos actions en faveur d'une CULTURE DURABLE, SOLIDAIRE ET CITOYENNE. 

Actualité - Parutions - Éditions - Revue de Presse 

Maroc: 

Art & Culture Post COVID-19


Interview de l’Artiste OUARDANE Journal l’Opinion, 3 juillet 2020 

Question 1 : Comment vivez-vous cette période de Pandémie COVID-19 ?
La pandémie COVID-19 a provoqué d’immenses dégâts dans le monde et particulièrement dans les milieux culturels. La fragilité des sphères culturelles a été rapidement et complètement mise à nue. Les problèmes que posent le statut de l’artiste et sa reconnaissance au sein de la société se sont avérés flagrants. Le besoin de structurer les différentes filières culturelles et artistiques se révèle urgent. L’artiste s’est trouvé en ligne frontale et a fait preuve de beaucoup de résilience. Il est le premier à être atteint par les conséquences de la pandémie et le dernier à espérer retrouver son activité. Il réalise aujourd’hui à quel point ses conditions d’existence sont négligées. Au moindre événement malheureux, il reste totalement exposé aux risques et ne bénéficie d’aucun filet social. COVID-19, avec tout le mal qu’il a semé, a eu au toutefois l’avantage d’attirer l’attention sur la fragilité extrême du statut de l’artiste et de tirer à cet effet une sonnette d’alarme.

Question 2 : Quels enseignements tirez-vous de cette situation ?
La pandémie COVID-19, ses impacts et la crise sanitaire qui s’en est suivie a été riche en enseignements. Elle a révélé l’ampleur des déséquilibres qui règnent dans notre société. Au Maroc, les inégalités sociales se sont révélées au grand jour. Très vite l’artiste s’est retrouvé en troupe avec les marginalisés. Aucun document ne l’identifie ni ne le reconnait. Le ministère de travail ne l’intègre pas encore parmi les citoyens créateurs de valeurs. Et c’est là une omission grave et foncièrement culturelle. Par ailleurs , dans les classements opérés par l’administration pour affecter les subventions de soutien, l’artiste a été totalement omis, oublié, ignoré. Il n’a été identifié ni parmi les affiliés à la CNSS, ni parmi les détenteurs de la carte RAMID, ni même intégré à la masse léonine que constitue chez nous l’informel. Par ailleurs, et comme dans beaucoup de pays du monde, la pandémie de Coronavirus nous a conduit à l’impasse économique et a amplifié les injustices sociales. Elle a imposé l’urgence de revoir en profondeur nos choix de société. Et concernant les artistes, j'espère que la leçon est tirée pour changer le regard porté sur la culture en général et à l’artiste en particulier. On retiendra la nécessité urgente de mettre de l’ordre dans nos rang, de structurer nos métiers et de définir une vision et une stratégie qui définit le statut de l’artiste et organise la promotion des industries culturelles et créatives.

Question 3 : Qu’attendez-vous de l’art et de la culture en tant que leviers de développement pour notre pays ?

Il me semble essentiel avant tout de réserver à la culture et à la création la place et l’envergure qu’elle mérite. La culture n’est pas un secteur et la création n’est pas du simple divertissement. Il s’agit là d’un droit fondamental de l’être humain face à la complexité du monde. Si nous continuons à considérer que la création culturelle et artistique est de l’ordre du divertissement ou même un vague supplément d’âme, ce n’est pas la peine d’en faire une priorité. Et on ne s’étonnera pas alors de nous trouver au-devant d’un Tsunami économique aux conséquences sociales très sévères. Par contre, si on considère que le champ culturel nourrit la société, par ses questionnements, ses créations et ses inventions, alors il faut agir autrement et investir massivement dans l’éducation et la culture. Il serait en tout cas catastrophique, sous prétexte de relance économique, de fragiliser les financements culturels dont la part dans le budget de l’état est déjà dérisoire.

Questions 4 : Vous êtes justement vice-président de la fédération des industries culturelles et créatives, quels combats menez-vous en faveur des arts visuels ?
La fédération la FICC fait partie des 33 fédérations professionnelles statuaires de la CGEM. Elle regroupe 8 filières culturelles et artistiques et travaille sans relâche pour défendre l’intégration des industries culturelles et créatives dans le nouveau modèle de développement du Maroc. La création culturelle et artistique doit absolument occuper le rang, la place et l’envergure qu’elle mérite. Nous sommes animés par le souci de promouvoir tous les secteurs liés à la culture au Maroc et nous nous efforçons de devenir une force de proposition vis-à-vis des différentes instances, tant le parlement, le gouvernement, la société civile que les médias. Notre objectif est de contribuer à structurer les industries culturelles et
notre objectif est de contribuer à structurer les industries culturelles et créatives et à en faire un véritable levier de développement.

Question 5 : Concrètement quelles sont les actions menées ou à entreprendre ?
Nous menons deux axes d’actions. A court terme, ce sont des mesures conjoncturelles qui répondent à des urgences telles le Covid-19 et des impacts qu’il génère. Et puis surtout à long terme, tous les efforts liés à la structuration des filières et au tracé d’une vision et d’une stratégie des industries culturelles et créatives dans notre pays. Concernant, les mesures d’urgence, nous avons formulé un mémorandum soumis à Monsieur Othmane Firdaous, ministre de la culture, de la jeunesse et des sports, qui énumère les actions à engager pour préserver les artistes et les aider à affronter les incidences économiques et sociales de la pandémie. Parmi ces mesures proposées, je citerai le déblocage des subventions en retard de règlement, la création d’un fond spécial d'urgence et de rebond, le lancement d’appels à projets et l’octroi de subventions en conséquence ainsi que l’acquisition d’œuvres d’art par les administrations marocaines dont le ministère de la culture et les collectivités locales. Nous avons recommandé aussi la reprogrammation des évènements reportés ou annulés. Comme vous avez pu le constater la plupart de ces mesures ont trouvé échos auprès du ministère de la culture puisque monsieur le ministre a annoncé récemment son programme d’accompagnement pour permettre aux artistes de remonter la pente. Nous saluons fort le soutien exprimé à l’égard des galeries qui peuvent donner une forte impulsion à la filière arts visuels. Mais malheureusement, il n’y a pas encore allusion à la re-programmation des évènements organisés par les associations et fondations comme la Biennale de Casablanca, La Foire 1-54 ou bien l'exposition itinérante "Prêtes-moi ton rêves" de la toute nouvelle fondation pour le développement de la culture contemporaine africaine (FDCCA), aussi "Arkane-Afrika", la plateforme artistique et culturelle libre créée par l'Association Arkane dédiée à la valorisation de la création artistique contemporaine d' Afrique et de sa diaspora, ou encore le festival de l’art contemporain de Settat, le festival d’Assilah, celui de Chaouen ou d’Azemmour. etc. En somme, nous réalisons tout l’intérêt et les effets induits de ces évènements sur la promotion des arts visuels dans notre pays et sur le rayonnement généré à l’échelle internationale. Notre positionnement culturel à travers le monde en dépend fortement.

Question 6 : Et quelle est votre vision du futur des arts visuels au Maroc .
Cette question est d’un intérêt primordial. La notion de vision représente surtout une préoccupation essentielle. C’est pourquoi la FICC s’implique fortement et s’investit à préparer le long terme. L’objectif est de contribuer à la construction d’une stratégie globalisante qui doit trouver sa place dans le futur modèle de développement voulu pour notre pays ! Nous travaillons très sérieusement sur une programmation projective et cohérente pour l’ensemble des industries culturelles et créatives et plus particulièrement, en ce qui me concerne, en faveur du développement des arts visuels et de leur intégration harmonieuse dans le tissu économique.

Question 7 : Et quelles sont vos actions tentées dans le sens de la structuration des industries culturelles et créatives ?
Notre bureau compte des femmes et des hommes en parité parfaite, résolument engagés dans la représentation des filières dont ils sont responsables. Orchestrée par la présidente Neila Tazi et le vice-president Abdelkader Retnani, cette équipe travaille bénévolement et très dur pour contribuer à la promotion des industries culturelles et créatives au Maroc. Et dans notre tentative de forger une stratégie, nous avons organisé "les assises des industries culturelles et créatives" en octobre 2019. Avec plus de 600 participants et des intervenants experts nous avons réussi à poser la première pierre de l'édifice et à attirer l’attention sur l’urgence de poser un nouveau regard sur l’art et la culture en tant que leviers du développement économique. Les actes des assises ont recommandé 34 mesures pour structurer et promouvoir les industries culturelles et créatives. Pour nous l'objectif reste d’intégrer le modèle de développement envisagé pour le Maroc et son rayonnement à travers le monde. Auparavant en Mai 2019, nous avons organisé une conférence qui traite du régime fiscal et de la nécessité de l’adapter aux besoins des développement des industries culturelles et créatives. L’autre action très importante à caractère structurel consiste à favoriser la démocratisation culturelle à travers la régionalisation. Nous avons soumis trois projets précis à Monsieur Khalid Safir, Wali directeur des collectivités locales, qui ont consisté en la création de guichets culturels uniques, dans les collectivités locales à travers les régions via les CRI, la création de fonds régionaux pour le soutien de la culture. Enfin et pas des moindres, la création des CRIC (Centres Régionaux des Initiatives Culturelles). Ces propositions ont trouvé bon échos auprès de Monsieur le Wali Safir et nous travaillons fort à la réalisation de ces initiatives hautement civiques et citoyennes.

Question 8 : Maintenant, revenons à votre association ARKANE et à son événement ARKANE-AFRIKA, quel a été l’impact du Covid- 19 sur vos projets ?
Le COVID-19 a pris tous les artistes au dépourvu. Nous nous sommes trouvés subitement face à une crise inédite, toute d’incertitudes et de doutes. Nous avions programmé la tenue de la 6ème Édition de ARKANE-AFRIKA en Novembre 2020 à Marrakech. Malgré les incertitudes nous avons engagé déjà beaucoup d’opérations en préparation de cette édition qui présente beaucoup de particularités : Nous avons envisagé Ousseynou Wade (ancien secrétaire général de la Biennale de Dakar) comme curateur, aussi notre fidèle scénographe et ami Saidou Diko pour la scénographie, un partenariat de haute envergure avec le Burkina Faso et un musée de renom pour accueillir l’évènement. Nous avons été obligés de d'annuler les résidences artistiques, au mieux les décaler. Pour l'heure, nous attendons de voir plus clair dans l’évolution de la pandémie et de ses retombées pour décider des dates de la tenue des résidences et organiser les voyages. Nous devons nous adapter et nous nous préparons hardiment aux rebonds. À cet effet nous avons défini une nouvelle programmation pour notre association ARKANE pour faire face à cette situation post-Covid. Nous investissons en force le domaine de l’édition et du digital et réservons un intérêt particulier à l’aspect information, formation et incubation des jeunes entrepreneurs culturels dans des métiers artistiques générateurs de revenus. Au programme donc, des conférences bimensuelles que nous appelerons "BLABL’ART", une revue trimestrielle dédiée aux arts visuels, des productions vidéo pour mettre en valeur les jeunes talents et un livre collectif sur la Culture.

Question 8 : Et l’artiste plasticien OUARDANE, comment a-t-il vécu le confinement et quels sont ces projets ? 
En fait la période du confinement a été pour moi l’occasion de me reconciler avec mon atelier. J’ai consacré beaucoup de temps à mettre de l’ordre dans mes fouilles et archives constituées depuis plus de vingt ans. Un véritable trésor dans lequel j’ai retrouvé moult documents oubliés, idées rangées et souvenirs tombés aux oubliettes. Ça a été d’une grande stimulation pour ma créativité. J’ai fait plusieurs voyages d’introspection (rires). J’ai vécu durant cette période beaucoup de remises en question. Je me suis laissé aller aussi à des exercices de méditation et aussi bizarre que cela puisse paraitre j’ai manqué de temps. Tellement les projets de créations se basculaient dans ma tête. J’ai réussi quand même à créer toute une collection autour de mon sujet de prédilection "Femme d’Imilchil". C’est un véritable retour à un thème sur lequel j’avais travaillé plus d’une décennie. Aujourd’hui, je traite le thème différemment, avec un regard aguerri par le temps et une technique différente forgée par mes multiples expériences à travers les nombreuses résidences fréquentées dans plusieurs recoins du globe. J’ai consacré aussi pas mal d’efforts à l’art digital et me suis exercé à préparer une deuxième collection dédiée à mon ami ALPHADI, le grand artiste du Niger, styliste, modéliste, créateur du Festival International de la Mode d'Afrique (FIMA). Et via internet, j’ai beaucoup travaillé avec mes amis artistes d’autres pays d’Afrique et du Monde sur un mega projet : "Les Sculptures Flottantes de Bouregreg", prévu dans le cadre de l' événement "RABAT, CAPITALE CULTURELLE D’AFRIQUE".
à suivre...

"Maroc: Art & Culture POST COVID" - Rencontre avec l'artiste et acteur culturel Abderrahmane Ouardane. Chaîne Inter. Maroc. Juil. 2020

Premières Assises des Industries Culturelles et Créatives FICC - Maroc Octobre 2019

La première édition des Assises des Industries culturelles et créatives (FICC) s'est tenue les 4 et 5 octobre 2019 à Rabat, premier évènement du genre à réunir acteurs culturels, experts et opérateurs économiques marocains et internationaux, autour des moyens pour renforcer la place des industries culturelles dans le développement économique et social. Cette première édition des FICC a été organisée à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication et la Fédération des Industries culturelles et créatives (FICC) de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

L'objectif de ces assises étant de réunir l’ensemble des acteurs professionnels et parties prenantes publiques et privées. Cette mobilisation générale permettra ainsi de favoriser l’émergence d’une industrie culturelle et créative génératrice de revenus, de valeur et d’emplois à travers l’ensemble des régions du Maroc.

Ces assises sont intervenues en application des dispositions constitutionnelles et témoignent de l'intérêt et de la dynamique du Maroc autour des questions culturelles et créatives, dans le cadre d'une consolidation et d'un renforcement du statut et du rôle de la culture dans l'effort de développement national. 
A ainsi été débattu et mis en avant :

« Richesse des identités culturelles, un capital à valoriser »,

« L’écosystème culturel en quête d’évolution »,

« Les synergies et l’inclusion en tant que leviers d’une nouvelle vision stratégique »,

« La culture, source d’équité, de modernité et de durabilité »

« Les opportunités de "marché" pour les arts et la culture au Maroc ».

#industriescréatives
#industriesculturelles
#identitéculturelle
#Maroc #Afrique 

#Culture 
#GouvernancedelaCulture
@Culture & Développement

Maroc/ Acquisition d'Oeuvres: 

la Fondation Nationale des Musées lance un appel 

La Fondation nationale des musées (FNM) a lancé un appel à la "concurrence" pour l’acquisition d’œuvres d’art d’artistes professionnels marocains résidant au Maroc afin d'illustrer sa collection artistique. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'appui par la FNM aux efforts déployés par les autorités marocaines pour lutter contre l'impact de la pandémie de la Covid-19 en vue de soutenir un secteur remarquablement affecté par la crise sanitaire et renforcer la cohésion sociale en permettant aux artistes de développer leurs projets artistiques pendant cette période difficile, indique la fondation dans l'appel.
#MUSÉE#ART#CULTURE#NATIONAL#MAROC
2M.ma  03/06/2020 

Vente aux enchères en faveur du Fonds Covid-19
L’élan de solidarité de 52 artistes-peintres

CULTURE
 par Ouafaa Bennani Ouafaa Bennani, 02 juillet 2020

 L’élan de solidarité de 52 artistes-peintres
Mazad & Art organise, le 18 juillet à 17 heures, à l’Hôtel Hilton Tanger City Center, une vente aux enchères en faveur du Fonds de gestion du Covid-19. Cette opération, à l’initiative de Chokri Bentaouit, président fondateur de l’événement et de la directrice des ventes, Najia Khalilouh, ainsi que tous les artistes participants est à saluer. La collection d'oeuvres est offerte à voir au large public, les 16 et 17 juillet (10 à 20 h) et le 18 juillet (10 à 14 h).

Dans l’élan de solidarité pour atténuer les souffrances causées par la pandémie, une pléiade d’artistes plasticiens de renom n’ont pas hésité à collaborer  à l’exposition-vente organisée par Mazad & Art pour soutenir les catégories sociales qui en ont besoin. Dans sa présentation intitulée «L’art patriote», Chokri Bentaouit a indiqué qu’après le premier jour de la publication d’un texte sur les réseaux sociaux marquant l’intention de Mazad et Art d’organiser une vente caritative au profit du Fonds Covid, «nous reçûmes une déferlante d’appels d’artistes de tous horizons, désireux de participer à cet événement. Une effervescence, un bouillonnement sans précédent auquel tout le monde voulait prendre part, artistes, mécènes, Marocains anonymes et engagés».
Ainsi, tout en remerciant ces artistes pour leur sens de solidarité dans cette crise nationale, le président-fondateur de Mazad et Art précise que «cette vente se fera sans frais pour les acheteurs; car l’intégralité des montants récoltés sera versée au profit du Fonds Covid». Ce qui montre le sens de nationalisme de tout un chacun pour participer à cette cause noble, lancée par S.M. le Roi Mohammed VI pour lutter contre la propagation de la pandémie.
Pour sa part, la poétesse et artiste-peintre Ouidad Benmoussa a souligné que ces 52 artistes plasticiens, très connus dans l’univers des arts plastiques, qui ont répondu présents à l’appel pour le succès de ce projet très significatif, rappellent que l’art a de tout temps été un langage de l’histoire et que l’artiste a toujours été le miroir de son époque...

De son côté, l’artiste-peintre et président du Syndicat marocain des artistes plasticiens professionnels, Mohamed Mansouri Idrissi, a salué ce beau geste.

Les artistes participants:

Alaoui Christine, Alaoui Yasmina, Atlassi Raja, Belkadi Mustapha, Benjelloun Itaf, Benjelloun Tahar, Benkiran Faissal, Benmoussa Mohamed, Binebine Mahi, Boumehdi Aziz, Bourkia Hassan, Bouslai Regragui, Bouysramne Abdessamad, Bouzaid Bouabid, Bouzourhoun Abdesslam, Chad-Belouahad Abdelhaq, Cosmos, Daheur Ahmed, Daifalla Noureddine, De Stael Gustave, Douieb Youssef, Echair Hassan, El Arroud Rahima, El Hitmi Najoua, Erruas Safaa, Falaky Youssef, Fhima Steve, Gueddali Abderrafie, Hbicha Said, Jaamati Mohamed, Khamlichi Hiba, Lahssini Said, Lkhattaf Abdelaziz, Mansouri Idrissi Mohamed, Marine Mehdi, Melehi Abdelkader, Melehi Mohamed, Mrabet Mohamed, Nouar Abdesslam, Ouardane Abderrahmane, Ouazzani Abdelkrim, Ouettassi Rachid, Prentice Elena, Ramhani Zakaria, Regragui Choukri, Sahaba Aziz, Sayed Aziz, Sentissi Amal, Terjuman Houda, Tnana Khadija, Toumi Mohamed, Yamou Abderrahim.

Maroc, de quoi avons-nous peur ? 

Tous pour un Maroc meilleur.

Maroc diplomatique - 23 mai 2020

Les Éditions Orion viennent de publier un ouvrage collectif très attendu au Maroc. 54 auteurs, des sensibilités différentes, philosophes, écrivains, poètes, artistes, sociologues, anthropologues, historiens. Chacun apporte son éclairage et son analyse du Maroc d’aujourd’hui et celui de demain. 

Sous la direction de l’écrivain, Abdelhak Najib et le sémiologue, Noureddine Bousfiha, «Maroc, de quoi avons-nous peur ?» est une réflexion profonde qui se penche sur le Maroc tel qu’il est aujourd’hui en posant les bonnes questions sur le Maroc de demain. Avec des intervenants de plusieurs horizons, allant de Khalil Hachimi Idrissi, qui signe l’introduction du livre  à Dr Jean-Marie Heydt en passant par des figures comme Mustapha Kébir Ammi, Dr Imane Kendili, Najib Bensbia, Ahmed Bouchikhi, Souad Mekkaoui, Abdelhaï Laraki, Abdelhay Sadiq, Mustapha Guiliz, Mohamed Mouftakir, Mohamed Chouika, Karim Serraj, Ayoub El Aiassi, Mohamed Nyaim, Yousra Tarik, Nadia Chellaoui, Meriem Khalil, Rachida Belkacem, Dr Hynd Bouhia et autant d’autres figures publiques marocaines. 

C’est une véritable radioscopie du pays à travers la lecture très pointue et sans langue de bois des réalités marocaines dans divers domaines : politique, société, culture, économie… à travers des questions liées à l’éducation, au développement humain, au progrès économique, à la culture qui doit être un réel projet de société, de la place de la femme au sein du tissu social marocain, de la jeunesse, des libertés individuelles, de la sexualité et d’autres sujets importants qui préoccupent tous les Marocains. Comme le souligne Dr Faouzi Skalli, qui signe la préface de cet ouvrage : «Le titre de cet ouvrage collectif résume d’emblée ce qui semble faire obstacle à notre société marocaine de progresser vers un avenir meilleur, par une émotion négative et confuse, la peur. Sans tomber, à aucun moment dans la négativité ou le fatalisme, tous les textes de cet ouvrage versent dans la même direction, une vision positive du Maroc, des projections rationnelles et réalistes dans l’avenir en soulignant les urgences à prendre en considération pour bâtir le Maroc dont nous rêvons tous.
...
à suivre


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