Abderrahmane OUARDANE


Né en 1947 à Casablanca, Abderrahmane Ouardane, Artiste plasticien. 
Lauréat des Ateliers artistiques THUR - Paris.
Expose régulièrement depuis 1980.
Vit et travaille à Casablanca.

  • Vice-président de la Fédération des Industries Culturelles et Créatives Filière Arts Visuels (FICC - CGEM Confédération Générale des Entreprises du Maroc).
  • Président fondateur de l’Association ARKANE, oeuvre pour la promotion de l’art et la sauvegarde du patrimoine. L'Association Arkane, organise les éditions "ARKANE AFRIKA" Exposition Internationale d'Art Contemporain d'Afrique. 
  • 2007 Secrétaire Général de l’Association Marocaine des Arts Plastiques (AMAP).  
  • 2005 - 2006 -2007 : Commissaire de la Grande Exposition Nationale des Arts Plastiques (GENAP) (3 éditions).
  • Ancien Président de l’Association Art et Culture de Casablanca (AACC).  
  • Membre Fondateur de la Conférence permanente de l’Audiovisuel Méditerranéen – Rome (COPEAM).
  • Membre du bureau de « la Fondation Cultures du Monde ».  
  • Membre du bureau de l’Association Village d’Ateliers d’Artistes (AVAA). 



MANIFESTE POUR LA CULTURE 

Le Maroc est à la croisée des chemins. Aujourd'hui, plus que jamais,  le pays doit opter pour une voie d'émancipation capable de mener les citoyens à un meilleur devenir. Pour autant, repenser l’avenir du Maroc, c'est avant tout éduquer et cultiver sa nation. Il existe une corrélation étroite entre la capacité du citoyen à s'approprier son environnement par la faveur de son accès à la culture.

Et si la CULTURE était la voie du Salut? La CULTURE est une merveilleuse érudition qui rassemble l'humanité en un voeu collectif. 

Et si la CULTURE ravivait nos rêves? Le rêve de redonner foi en un avenir inclusif, une vision forte qui transgresse les dogmes de l'obscurantisme, de la marginalisation et de tous ces maux qui gangrènent nos sociétés et dressent des avatars à l'encontre de l'épanouissement de ses citoyens.  

Et si la CULTURE était capable d'ouvrir la voie à des espoirs nouveaux?

Et si nous réservions à la CULTURE le rang et l'envergure qu'elle mérite? Et si nous commencions par ajuster le regard que nous portons sur la CULTURE pour reformuler ses paradigmes? Et si on imaginait un Maroc où la culture n’est pas de l'ordre du divertissement ni même un vague supplément d'âme, mais plutôt un levier essentiel de progrès, de croissance et de développement?

Et si la CULTURE devenait non pas un secteur mais un droit fondamental?

Centralisons nos idées et répartissons nos actions en faveur d'une CULTURE DURABLE, SOLIDAIRE ET CITOYENNE. 

Actualité - Parutions - Éditions - Revue de Presse 

INTERVIEW OUARDANE POUR SINGULART MAGAZINE 


 CONSEILS D'EXPERTS - RÉSIDENCE D’ARTISTES - ASSOCIATION ARKANE
2020-10-13

https://blog.singulart.com/fr/2020/10/13/residence-dartistes-arkane/



L’association ARKANE pour la promotion de l’art et la sauvegarde du patrimoine est, depuis quelques années, un des éléments moteurs de la croissance du secteur culturel au Maroc et en Afrique. Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Abderrahmane OUARDANE, artiste et président de l’association et Résidence ARKANE à Casablanca.

Qu’est ce qui fait d’ARKANE une Résidence d’artistes unique?
Nos résidences sont d’abord un lieu de vie collectif et un carrefour des cultures. Nous appelons des artistes contemporains du monde entier sans distinction d’âge (majorité requise), ni de genre, ni d’origine, ni de confession. Les artistes ont en commun le talent artistique, la volonté de créer, d’échanger, de partager et d’évoluer. La diversité culturelle constitue un appel fort et une originalité très appréciée par nos artistes résidents.

Nos résidences sont des espaces de réflexion et de recherche. Ce sont de véritables laboratoires de recherche. Les artistes y travaillent des idées créatives nouvelles et innovantes. Souvent ils conjuguent entre eux pour développer des projets collectifs. Ils sont accompagnés et conseillés par des experts. Ils développent aussi des échanges d’idées et d’expériences qui stimulent leur prédisposition à créer l’inédit. Nos résidences représentent une véritable fourmilière de créativité en perpétuel mouvement.

Nos résidences sont des espaces de création. Elles sont pensées pour favoriser au mieux la réalisation de projets d’art contemporain. Elles sont conçues pour être très fonctionnelles. Depuis quelques années, nous choisissons d’établir la résidence en campagne, au cœur d’espaces naturels, en mitoyenneté généreuse de verdure, d’animaux, d’hommes et de produits du terroir. Ce choix de retraite collective permet de stimuler la créativité des artistes résidents et favorise l’intelligence de groupe.

Nos résidences sont des espaces de rencontre, d’échange et de médiation. Elles accueillent des artistes, des curateurs ou commissaires d’exposition, des directeurs d’instituts, des médias ou encore des collectionneurs. Tout est déployé pour permettre le rapprochement entre les professionnels et grands acteurs du monde de l’art contemporain.

Nos résidences sont des espaces de présentation. À terme de chaque période de résidence, les artistes sont tenus de présenter au public de l’association Arkane la restitution du projet réalisé au cours de leur séjour. Une exposition est programmée à chaque fin de session afin de présenter les travaux des artistes résidents avec catalogue illustré en support. Par ailleurs notre association organise plusieurs expositions en cours d’année, notamment l’édition annuelle « ARKANE AFRIKA » qui réserve une large place à la « collection ARKANE » constituée essentiellement d’œuvres des artistes résidents.

Nos résidences sont des espaces d’animations culturelles et distractives. À l’occasion de chaque résidence, un programme d’animations très riche est proposé. Il prévoit des ateliers débats, des visites de musées ou de monuments patrimoniaux, des sorties découvertes et des soirées enjouées.

Nos artistes résidents sont nos invités d’honneur, nous nous réjouissons de les accueillir. Notre collectif Arkane partage la passion de créer des rencontres improbables et des moments inoubliables.

Abderrahmane OUARDANE, artiste et président de l’association et Résidence ARKANE; Comment sélectionnez-vous les artistes ?
La résidence Arkane est un espace d’art contemporain alternatif qui offre aux artistes une immersion dans la création artistique actuel. L’objectif étant d’accompagner l’artiste dans sa recherche artistique et dans son parcours. Les artistes invités en résidence sont sélectionnés suivant leur talent, leur créativité et leur engagement sur la scène artistique.

Notre vocation de révélateur nous dictait de nous intéresser davantage aux jeunes artistes émergents, créatifs, talentueux et innovants. C’est pourquoi, aujourd’hui, en plus des artistes reconnus, notre résidence s’adresse essentiellement à de jeunes artistes contemporains. Ces jeunes talents qui, à la sortie de leur formation, n’ont pas, ou peu d’accès à un atelier de création professionnel. En définitive, la résidence est un espace de réflexion, un lieu où les artistes échangent de nouvelles idées et entretiennent leur créativité. C’est surtout un espace d’échange et de transmission entre les artistes confirmés et la jeune génération. 

Un appel à participation international est communiqué via notre site et nos réseaux sociaux en amont de chaque projet de résidence. Chaque résidence fixe un cahier des charges qui énonce la thématique de recherche et les conditions de participation. Aucune distinction n’est appliquée concernant l’âge, le genre ou l’origine. En revanche, le profil créatif de l’artiste, son parcours, sa volonté d’évoluer et sa maturité constituent des critères de sélection prioritaires. 

Les artistes admis en résidence sont pris en charge et un programme d’activités parallèles est programmé en plus des sessions en atelier. En contrepartie, une quantité des œuvres réalisées durant la période de résidence est attribuée à l’association Arkane. Les œuvres intégrées à la collection internationale Arkane sont régulièrement exposées dans les rétrospectives artistiques que l’association organise chaque année.

Quels sont les éléments clés du succès d’une résidence d’artiste ?

Organiser une résidence artistique est un véritable acte d’entreprendre. Cela requiert, un esprit, des objectifs, des supports humains, techniques et logistiques, de l’organisation, du management et des évaluations pour aboutir au projet.

Clairement, la clé essentielle de la réussite d’une résidence procède du tracé précis d’une ligne éditoriale en amont. Il est essentiel d’avoir une vision, de fixer des objectifs et de définir un cadre et des résultats à obtenir.

Une résidence artistique doit être incitative. Cela requiert un choix rigoureux de l’espace où s’activeront les artistes ! La proximité de la nature et la convivialité représentent pour  nous un facteur privilégié d’inspiration et de motivation. La mise à disposition du matériel requis, des matières et accessoires nécessaires à la création doit être sans faille et doit répondre aux attentes de l’artiste. Les manquements à ce niveau peuvent occasionner des frustrations ou des retards dans les créations projetées. L’élément humain ne doit pas faire défaut en termes de conseil, d’orientation, de soutien et d’assistance.

L’autre clé du « succès » est la gestion de la résidence, tant sur le plan logistique, économique, humain que culturel et psychologique. Il est essentiel de bien gérer la relation avec les artistes et leurs ambitions. Cela requiert de l’expérience, de la connaissance, de l’écoute, de l’organisation, de la rigueur et beaucoup de flexibilité. Le management de cette alchimie explique les secrets d’une réside bien gérée.

D’un autre côté nous réservons un intérêt particulier à l’animation culturelle, artistique et même ludique de nos résidences. Pour chaque résidence, et en fonction du thème retenu, nous arrêtons des programmes d’animations très riches : débats, présentations, performances, soirées récréatives, visites éducatives, galeries, ateliers, musées, divers patrimoines.

Et pour contribuer à la promotion de nos artistes résidents, nous organisons des présentations spécifiques et les mettons en contact avec notre réseau. Nous sommes conscients que les artistes choisissent les résidences en fonction des contacts et des nouvelles rencontres qu’ils établiront grâce à leur immersion dans le paysage artistique. À cette fin nous préparons tout un rayon de contacts et de relations tant avec des curateurs, des collectionneurs et des promoteurs culturels et artistiques.

En définitive la tâche est très ardue et requiert un savoir-faire aguerri ainsi qu’une mobilisation humaine permanente et des moyens matériel conséquents.

Quel impact pensez-vous que ARKANE a eu depuis sa création ?

Arkane a contribué fortement à propager la culture de la résidence artistique au Maroc en tant qu’outil et élément important de la promotion de l’art et de la culture. Il y a sept ans, lorsque nous avions lancé notre première résidence, le Maroc comptait peu de résidences artistiques. Nous avons contribué à prescrire le Maroc et Casablanca en tant que plaque tournante et lieu privilégié du développement de l’art contemporain en Afrique et dans le monde. Un indice révélateur : le Maroc, plus particulièrement la ville de Rabat a été retenue comme « Capitale Africaine de la Culture 2020 – 2021 ». De nombreux artistes plasticiens d’Afrique ont fréquenté notre résidence et en ont propagé la notoriété. Cela a renforcé notre positionnement pionnier dans le développement de l’art contemporain d’Afrique. Grâce à ces débouchés, l’association ARKANE s’est forgée une notoriété internationale très valorisante.

Par ailleurs, ARKANE a soutenu d’importants projets créatifs grâce à l’implication de grands artistes internationaux. Notre association a participé à des événements de grande  envergure internationale. Nous citons comme exemple notre présence en 2016 à la Cop 22 à Marrakech (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), où nous avons exposé plusieurs œuvres d’artistes de notre collectif. Aussi, nous avons créé le premier Festival d’Art Contemporain d’Afrique à Khouribga, qui a été renouvelé sur plusieurs éditions, en concomitance avec le Festival du Cinéma Africain. Notamment nous avons été parmi les pionniers à créer « ARKANE AFRIKA », exposition d’art contemporain d’Afrique qui s’est déroulée sur 5 éditions, dans plusieurs villes du Maroc. Et qui, au fil des éditions, a conquis en représentation et en popularité.

Enfin, nous privilégions l’interaction avec les publics. Parallèlement à nos résidences artistiques, nous avons créé un centre pédagogique pour la formation et l’accompagnement des jeunes publics éloignés de la culture et talents prometteurs résidants à Ain Sbaâ, un quartier à la périphérie de Casablanca. Accompagner la génération montante est une priorité pour l’association ARKANE.

Notre modèle est aujourd’hui reproduit par plusieurs instances. Cela nous réjouit parce que cela répond à notre ambition de contribuer à la représentation de nouvelles tendances et pratiques créatives qui participent à la promotion de l’art contemporain.

Quelles sont vos ambitions à long terme pour la scène artistique marocaine?
Au Maroc notre association milite fort en vue de réserver à la culture et à la création artistique au Maroc et en Afrique la place et l’envergure qu’elle mérite. A cet effet, nous déployons beaucoup d’efforts en vue de croiser les décisions des gouvernants sur la nécessité de placer la culture et la création artistique en position de levier au service du développement et pour favoriser le mieux-être des citoyens.

Dans cette optique, la démocratisation de l’accès à l’œuvre d’art joue un rôle déterminant. Tous les citoyens, dans toutes les régions du pays ont droit d’accéder à la formation, à la création et à la diffusion artistique et culturelle. D’ailleurs, la régionalisation des résidences fait partie de notre combat !

Autre combat majeur : la préparation de la génération montante, des citoyens de demain. Le devenir des arts passe par la formation, la sensibilisation et l’encadrement des jeunes. Notre tremplin pour défendre ces objectifs passe d’abord par la nécessité de fédérer des potentialités tant sur le plan national qu’international. C’est ainsi que nous avons conclu plusieurs conventions de collaboration avec des institutions et des associations concernées par la chose artistique et culturelle.

Au Maroc, nous avons aussi intégré la Fédération des Industries Culturelles et Créatives (FICC) qui constitue un porte-voix de grande efficacité. En plus de la casquette de président de l’association ARKANE, je porte aussi le béret de vice-président de la FICC, responsable de la filière « arts visuels ». Grâce au combat mené avec notre collectif nous avons réalisé de grandes avancées au Maroc et bien d’autres combats sont menés à l’échelle africaine à travers plusieurs partenariats de collaboration avec des associations africaines.

Pour vous, quel est le rôle de l’art dans la société actuelle ?
Il me semble essentiel avant tout de réserver à la culture et la création la place et l’envergure qu’elle mérite dans la société. La culture n’est pas un secteur et la création n’est pas du simple divertissement. Il s’agit là plutôt d’un droit fondamental de l’être humain face à la complexité du monde. Si nous continuons à considérer que la création culturelle et artistique sont de l’ordre du divertissement ou même un vague supplément d’âme, ce n’est pas la peine d’en faire une priorité. Et on ne s’étonnera pas alors de nous retrouver au-devant d’un tsunami économique aux conséquences sociales très sévères.

Par contre, si on considère que le champ culturel nourrit la société, par ses questionnements, ses créations et ses inventions, alors il faut agir autrement et investir massivement dans l’éducation et la culture.

Il serait en tout cas catastrophique, sous prétexte de relance économique, de fragiliser les financements culturels dont la part dans le budget de l’état est déjà minime.

Simultanément, pour aider les artistes à assumer les responsabilités qui leur incombent, il est essentiel de leur réserver l’estime, la considération et l’écoute qu’ils méritent. Revoir le statut de l’artiste, défendre ses droits, en l’occurrence les droit d’auteur, droit de suite et les droits voisins et défendre la démocratisation à l’accès aux œuvres d’art. Telles pourraient être des mesures essentielles pour aider les artistes à jouer le rôle qui leur est ambitionné.

Comment le Covid19 a impacté le côté international de votre résidence?

La pandémie COVID-19 a provoqué d’immenses dégâts dans le monde et particulièrement dans les milieux culturels. La fragilité des sphères culturelles a été rapidement et complètement mise à nue. Les problèmes que posent le statut de l’artiste et sa  reconnaissance au sein de la société se sont avérés flagrants. Le besoin de structurer les différentes filières culturelles et artistiques se révèle urgent.

L’artiste s’est trouvé en ligne frontale et a fait preuve de beaucoup de résilience. Il est le premier à être atteint par les conséquences de la pandémie et le dernier à espérer retrouver son activité « normale ». Il réalise aujourd’hui à quel point ses conditions d’existence sont négligées. Au moindre événement malheureux, il reste totalement exposé aux risques et ne bénéficie d’aucun filet social.

Cependant, COVID-19, malgré tout l’obstacle qu’il a semé, a eu au moins l’avantage d’attirer l’attention sur la fragilité extrême du statut de l’artiste et de tirer à cet effet une sonnette d’alarme aigüe.

En effet, la pandémie COVID-19, a eu des impacts ravageurs sur les activités de notre association et particulièrement sur la tenue et l’organisation de nos résidences. Notre programmation annuelle est interrompue. La circulation internationale étant restreinte et la proximité physique étant prohibée, cela a porté un coup fatal à notre activité qui est basée sur les échanges avec les artistes du monde et le contact physique, principes fondamentaux à notre culture du collectif et de l’échange.

Par ailleurs, et comme dans beaucoup de pays du monde, la pandémie de Coronavirus nous a conduit dans l’impasse économique et a amplifié les injustices sociales. Elle a imposé l’urgence de revoir en profondeur nos choix de société et nos modes de vie.

Concernant les artistes, j’espère que la leçon est tirée pour changer le regard porté sur la culture en général et à l’artiste en particulier. On retiendra la nécessité urgente de mettre de l’ordre dans nos rangs, de structurer nos métiers et de définir une vision et une stratégie qui définit le statut de l’artiste et organise la promotion des industries culturelles et créatives.

Quel est votre moment le plus mémorable ?
Durant ses 10 années d’existence, l’association ARKANE a vécu un ensemble d’événements et d’aventures autant mémorables et pétillants les uns que les autres.

Ma mémoire reste cependant marquée par le déroulement de la résidence artistique de 2017 à « Ait Ben Haddou », village pittoresque situé dans une oasis à proximité de Ouarzazate au sud du Maroc. Vingt-six artistes venus des 5 continents, parlants plus de huit langues différentes et issus de milieux complètement différents se retrouvent en résidence pendant près d’un mois entier, pour vivre en collectif, créer ensemble, échanger et partager des pratiques, des idées et des émotions. Le résultat est tout simplement magnifique : une chaîne d’amitié qui dure depuis 2017 et même des unions improbables : mariages, union entre une artiste brésilienne et un artiste du Mali, sans parler des alliances artistiques heureuses comme la constitution de la ligue créative des artistes de langue lusophone et le lancement de relais représentatifs de l’association ARKANE au Burkina Faso, au Sénégal, en France, en Australie, en Argentine et à Montréal. Ce fût là une démonstration magistrale de ce que peut générer une résidence artistique comme pouvoir d’inspiration, de créativité, de partage et d’union.

Si tout était possible, à quoi ressemblerait pour vous la résidence de rêve ?
Si je fermais les yeux pour rêver d’une résidence idéale, elle ressemblerait à toutes celles que j’ai vécues avec l’association Arkane (rires).

LE MAROC PAYS D'ACCUEIL ET DE DIFFUSION DE L’ART CONTEMPORAIN D'AFRIQUE.

Maroc: 

Art & Culture Post COVID-19


Interview de l’Artiste OUARDANE Journal l’Opinion, 3 juillet 2020 

Question 1 : Comment vivez-vous cette période de Pandémie COVID-19 ?
La pandémie COVID-19 a provoqué d’immenses dégâts dans le monde et particulièrement dans les milieux culturels. La fragilité des sphères culturelles a été rapidement et complètement mise à nue. Les problèmes que posent le statut de l’artiste et sa reconnaissance au sein de la société se sont avérés flagrants. Le besoin de structurer les différentes filières culturelles et artistiques se révèle urgent. L’artiste s’est trouvé en ligne frontale et a fait preuve de beaucoup de résilience. Il est le premier à être atteint par les conséquences de la pandémie et le dernier à espérer retrouver son activité. Il réalise aujourd’hui à quel point ses conditions d’existence sont négligées. Au moindre événement malheureux, il reste totalement exposé aux risques et ne bénéficie d’aucun filet social. COVID-19, avec tout le mal qu’il a semé, a eu au toutefois l’avantage d’attirer l’attention sur la fragilité extrême du statut de l’artiste et de tirer à cet effet une sonnette d’alarme.

Question 2 : Quels enseignements tirez-vous de cette situation ?
La pandémie COVID-19, ses impacts et la crise sanitaire qui s’en est suivie a été riche en enseignements. Elle a révélé l’ampleur des déséquilibres qui règnent dans notre société. Au Maroc, les inégalités sociales se sont révélées au grand jour. Très vite l’artiste s’est retrouvé en troupe avec les marginalisés. Aucun document ne l’identifie ni ne le reconnait. Le ministère de travail ne l’intègre pas encore parmi les citoyens créateurs de valeurs. Et c’est là une omission grave et foncièrement culturelle. Par ailleurs , dans les classements opérés par l’administration pour affecter les subventions de soutien, l’artiste a été totalement omis, oublié, ignoré. Il n’a été identifié ni parmi les affiliés à la CNSS, ni parmi les détenteurs de la carte RAMID, ni même intégré à la masse léonine que constitue chez nous l’informel. Par ailleurs, et comme dans beaucoup de pays du monde, la pandémie de Coronavirus nous a conduit à l’impasse économique et a amplifié les injustices sociales. Elle a imposé l’urgence de revoir en profondeur nos choix de société. Et concernant les artistes, j'espère que la leçon est tirée pour changer le regard porté sur la culture en général et à l’artiste en particulier. On retiendra la nécessité urgente de mettre de l’ordre dans nos rang, de structurer nos métiers et de définir une vision et une stratégie qui définit le statut de l’artiste et organise la promotion des industries culturelles et créatives.

Question 3 : Qu’attendez-vous de l’art et de la culture en tant que leviers de développement pour notre pays ?
Il me semble essentiel avant tout de réserver à la culture et à la création la place et l’envergure qu’elle mérite. La culture n’est pas un secteur et la création n’est pas du simple divertissement. Il s’agit là d’un droit fondamental de l’être humain face à la complexité du monde. Si nous continuons à considérer que la création culturelle et artistique est de l’ordre du divertissement ou même un vague supplément d’âme, ce n’est pas la peine d’en faire une priorité. Et on ne s’étonnera pas alors de nous trouver au-devant d’un Tsunami économique aux conséquences sociales très sévères. Par contre, si on considère que le champ culturel nourrit la société, par ses questionnements, ses créations et ses inventions, alors il faut agir autrement et investir massivement dans l’éducation et la culture. Il serait en tout cas catastrophique, sous prétexte de relance économique, de fragiliser les financements culturels dont la part dans le budget de l’état est déjà dérisoire.

 Questions 4 : Vous êtes justement vice-président de la fédération des industries culturelles et créatives, quels combats menez-vous en faveur des arts visuels ?
La fédération la FICC fait partie des 33 fédérations professionnelles statuaires de la CGEM. Elle regroupe 8 filières culturelles et artistiques et travaille sans relâche pour défendre l’intégration des industries culturelles et créatives dans le nouveau modèle de développement du Maroc. La création culturelle et artistique doit absolument occuper le rang, la place et l’envergure qu’elle mérite. Nous sommes animés par le souci de promouvoir tous les secteurs liés à la culture au Maroc et nous nous efforçons de devenir une force de proposition vis-à-vis des différentes instances, tant le parlement, le gouvernement, la société civile que les médias. Notre objectif est de contribuer à structurer les industries culturelles et
notre objectif est de contribuer à structurer les industries culturelles et créatives et à en faire un véritable levier de développement.

Question 5 : Concrètement quelles sont les actions menées ou à entreprendre ?
Nous menons deux axes d’actions. A court terme, ce sont des mesures conjoncturelles qui répondent à des urgences telles le Covid-19 et des impacts qu’il génère. Et puis surtout à long terme, tous les efforts liés à la structuration des filières et au tracé d’une vision et d’une stratégie des industries culturelles et créatives dans notre pays. Concernant, les mesures d’urgence, nous avons formulé un mémorandum soumis à Monsieur Othmane Firdaous, ministre de la culture, de la jeunesse et des sports, qui énumère les actions à engager pour préserver les artistes et les aider à affronter les incidences économiques et sociales de la pandémie. Parmi ces mesures proposées, je citerai le déblocage des subventions en retard de règlement, la création d’un fond spécial d'urgence et de rebond, le lancement d’appels à projets et l’octroi de subventions en conséquence ainsi que l’acquisition d’œuvres d’art par les administrations marocaines dont le ministère de la culture et les collectivités locales. Nous avons recommandé aussi la reprogrammation des évènements reportés ou annulés. Comme vous avez pu le constater la plupart de ces mesures ont trouvé échos auprès du ministère de la culture puisque monsieur le ministre a annoncé récemment son programme d’accompagnement pour permettre aux artistes de remonter la pente. Nous saluons fort le soutien exprimé à l’égard des galeries qui peuvent donner une forte impulsion à la filière arts visuels. Mais malheureusement, il n’y a pas encore allusion à la re-programmation des évènements organisés par les associations et fondations comme la Biennale de Casablanca, La Foire 1-54 ou bien l'exposition itinérante "Prêtes-moi ton rêves" de la toute nouvelle fondation pour le développement de la culture contemporaine africaine (FDCCA), aussi "Arkane-Afrika", la plateforme artistique et culturelle libre créée par l'Association Arkane dédiée à la valorisation de la création artistique contemporaine d' Afrique et de sa diaspora, ou encore le festival de l’art contemporain de Settat, le festival d’Assilah, celui de Chaouen ou d’Azemmour. etc. En somme, nous réalisons tout l’intérêt et les effets induits de ces évènements sur la promotion des arts visuels dans notre pays et sur le rayonnement généré à l’échelle internationale. Notre positionnement culturel à travers le monde en dépend fortement.

Question 6 : Et quelle est votre vision du futur des arts visuels au Maroc .
Cette question est d’un intérêt primordial. La notion de vision représente surtout une préoccupation essentielle. C’est pourquoi la FICC s’implique fortement et s’investit à préparer le long terme. L’objectif est de contribuer à la construction d’une stratégie globalisante qui doit trouver sa place dans le futur modèle de développement voulu pour notre pays ! Nous travaillons très sérieusement sur une programmation projective et cohérente pour l’ensemble des industries culturelles et créatives et plus particulièrement, en ce qui me concerne, en faveur du développement des arts visuels et de leur intégration harmonieuse dans le tissu économique.

Question 7 : Et quelles sont vos actions tentées dans le sens de la structuration des industries culturelles et créatives ?
Notre bureau compte des femmes et des hommes en parité parfaite, résolument engagés dans la représentation des filières dont ils sont responsables. Orchestrée par la présidente Neila Tazi et le vice-president Abdelkader Retnani, cette équipe travaille bénévolement et très dur pour contribuer à la promotion des industries culturelles et créatives au Maroc. Et dans notre tentative de forger une stratégie, nous avons organisé "les assises des industries culturelles et créatives" en octobre 2019. Avec plus de 600 participants et des intervenants experts nous avons réussi à poser la première pierre de l'édifice et à attirer l’attention sur l’urgence de poser un nouveau regard sur l’art et la culture en tant que leviers du développement économique. Les actes des assises ont recommandé 34 mesures pour structurer et promouvoir les industries culturelles et créatives. Pour nous l'objectif reste d’intégrer le modèle de développement envisagé pour le Maroc et son rayonnement à travers le monde. Auparavant en Mai 2019, nous avons organisé une conférence qui traite du régime fiscal et de la nécessité de l’adapter aux besoins des développement des industries culturelles et créatives. L’autre action très importante à caractère structurel consiste à favoriser la démocratisation culturelle à travers la régionalisation. Nous avons soumis trois projets précis à Monsieur Khalid Safir, Wali directeur des collectivités locales, qui ont consisté en la création de guichets culturels uniques, dans les collectivités locales à travers les régions via les CRI, la création de fonds régionaux pour le soutien de la culture. Enfin et pas des moindres, la création des CRIC (Centres Régionaux des Initiatives Culturelles). Ces propositions ont trouvé bon échos auprès de Monsieur le Wali Safir et nous travaillons fort à la réalisation de ces initiatives hautement civiques et citoyennes.

Question 8 : Maintenant, revenons à votre association ARKANE et à son événement ARKANE-AFRIKA, quel a été l’impact du Covid- 19 sur vos projets ?
Le COVID-19 a pris tous les artistes au dépourvu. Nous nous sommes trouvés subitement face à une crise inédite, toute d’incertitudes et de doutes. Nous avions programmé la tenue de la 6ème Édition de ARKANE-AFRIKA en Novembre 2020 à Marrakech. Malgré les incertitudes nous avons engagé déjà beaucoup d’opérations en préparation de cette édition qui présente beaucoup de particularités : Nous avons envisagé Ousseynou Wade (ancien secrétaire général de la Biennale de Dakar) comme curateur, aussi notre fidèle scénographe et ami Saidou Diko pour la scénographie, un partenariat de haute envergure avec le Burkina Faso et un musée de renom pour accueillir l’évènement. Nous avons été obligés de d'annuler les résidences artistiques, au mieux les décaler. Pour l'heure, nous attendons de voir plus clair dans l’évolution de la pandémie et de ses retombées pour décider des dates de la tenue des résidences et organiser les voyages. Nous devons nous adapter et nous nous préparons hardiment aux rebonds. À cet effet nous avons défini une nouvelle programmation pour notre association ARKANE pour faire face à cette situation post-Covid. Nous investissons en force le domaine de l’édition et du digital et réservons un intérêt particulier à l’aspect information, formation et incubation des jeunes entrepreneurs culturels dans des métiers artistiques générateurs de revenus. Au programme donc, des conférences bimensuelles que nous appelerons "BLABL’ART", une revue trimestrielle dédiée aux arts visuels, des productions vidéo pour mettre en valeur les jeunes talents et un livre collectif sur la Culture.

Question 9 : Et l’artiste plasticien OUARDANE, comment a-t-il vécu le confinement et quels sont ces projets ? 
En fait la période du confinement a été pour moi l’occasion de me reconciler avec mon atelier. J’ai consacré beaucoup de temps à mettre de l’ordre dans mes fouilles et archives constituées depuis plus de vingt ans. Un véritable trésor dans lequel j’ai retrouvé moult documents oubliés, idées rangées et souvenirs tombés aux oubliettes. Ça a été d’une grande stimulation pour ma créativité. J’ai fait plusieurs voyages d’introspection (rires). J’ai vécu durant cette période beaucoup de remises en question. Je me suis laissé aller aussi à des exercices de méditation et aussi bizarre que cela puisse paraitre j’ai manqué de temps. Tellement les projets de créations se basculaient dans ma tête. J’ai réussi quand même à créer toute une collection autour de mon sujet de prédilection "Femme d’Imilchil". C’est un véritable retour à un thème sur lequel j’avais travaillé plus d’une décennie. Aujourd’hui, je traite le thème différemment, avec un regard aguerri par le temps et une technique différente forgée par mes multiples expériences à travers les nombreuses résidences fréquentées dans plusieurs recoins du globe. J’ai consacré aussi pas mal d’efforts à l’art digital et me suis exercé à préparer une deuxième collection dédiée à mon ami ALPHADI, le grand artiste du Niger, styliste, modéliste, créateur du Festival International de la Mode d'Afrique (FIMA). Et via internet, j’ai beaucoup travaillé avec mes amis artistes d’autres pays d’Afrique et du Monde sur un mega projet : "Les Sculptures Flottantes de Bouregreg", prévu dans le cadre de l' événement "RABAT, CAPITALE CULTURELLE D’AFRIQUE".
à suivre...

"Maroc: Art & Culture POST COVID" - Rencontre avec l'artiste et acteur culturel Abderrahmane Ouardane. Chaîne Inter. Maroc. Juil. 2020

Premières Assises des Industries Culturelles et Créatives FICC - Maroc Octobre 2019

La première édition des Assises des Industries culturelles et créatives (FICC) s'est tenue les 4 et 5 octobre 2019 à Rabat, premier évènement du genre à réunir acteurs culturels, experts et opérateurs économiques marocains et internationaux, autour des moyens pour renforcer la place des industries culturelles dans le développement économique et social. Cette première édition des FICC a été organisée à l’initiative du ministère de la Culture et de la Communication et la Fédération des Industries culturelles et créatives (FICC) de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

L'objectif de ces assises étant de réunir l’ensemble des acteurs professionnels et parties prenantes publiques et privées. Cette mobilisation générale permettra ainsi de favoriser l’émergence d’une industrie culturelle et créative génératrice de revenus, de valeur et d’emplois à travers l’ensemble des régions du Maroc.

Ces assises sont intervenues en application des dispositions constitutionnelles et témoignent de l'intérêt et de la dynamique du Maroc autour des questions culturelles et créatives, dans le cadre d'une consolidation et d'un renforcement du statut et du rôle de la culture dans l'effort de développement national. 
A ainsi été débattu et mis en avant :

« Richesse des identités culturelles, un capital à valoriser »,

« L’écosystème culturel en quête d’évolution »,

« Les synergies et l’inclusion en tant que leviers d’une nouvelle vision stratégique »,

« La culture, source d’équité, de modernité et de durabilité »

« Les opportunités de "marché" pour les arts et la culture au Maroc ».

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Maroc/ Acquisition d'Oeuvres: 

La Fondation Nationale des Musées lance un appel 

La Fondation nationale des musées (FNM) a lancé un appel à la "concurrence" pour l’acquisition d’œuvres d’art d’artistes professionnels marocains résidant au Maroc afin d'illustrer sa collection artistique. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'appui par la FNM aux efforts déployés par les autorités marocaines pour lutter contre l'impact de la pandémie de la Covid-19 en vue de soutenir un secteur remarquablement affecté par la crise sanitaire et renforcer la cohésion sociale en permettant aux artistes de développer leurs projets artistiques pendant cette période difficile, indique la fondation dans l'appel.
#MUSÉE#ART#CULTURE#NATIONAL#MAROC
2M.ma  03/06/2020 

Vente aux enchères en faveur du Fonds Covid-19
L’élan de solidarité de 52 artistes-peintres

CULTURE
 par Ouafaa Bennani Ouafaa Bennani, 02 juillet 2020

 L’élan de solidarité de 52 artistes-peintres
Mazad & Art organise, le 18 juillet à 17 heures, à l’Hôtel Hilton Tanger City Center, une vente aux enchères en faveur du Fonds de gestion du Covid-19. Cette opération, à l’initiative de Chokri Bentaouit, président fondateur de l’événement et de la directrice des ventes, Najia Khalilouh, ainsi que tous les artistes participants est à saluer. La collection d'oeuvres est offerte à voir au large public, les 16 et 17 juillet (10 à 20 h) et le 18 juillet (10 à 14 h).

Dans l’élan de solidarité pour atténuer les souffrances causées par la pandémie, une pléiade d’artistes plasticiens de renom n’ont pas hésité à collaborer  à l’exposition-vente organisée par Mazad & Art pour soutenir les catégories sociales qui en ont besoin. Dans sa présentation intitulée «L’art patriote», Chokri Bentaouit a indiqué qu’après le premier jour de la publication d’un texte sur les réseaux sociaux marquant l’intention de Mazad et Art d’organiser une vente caritative au profit du Fonds Covid, «nous reçûmes une déferlante d’appels d’artistes de tous horizons, désireux de participer à cet événement. Une effervescence, un bouillonnement sans précédent auquel tout le monde voulait prendre part, artistes, mécènes, Marocains anonymes et engagés».
Ainsi, tout en remerciant ces artistes pour leur sens de solidarité dans cette crise nationale, le président-fondateur de Mazad et Art précise que «cette vente se fera sans frais pour les acheteurs; car l’intégralité des montants récoltés sera versée au profit du Fonds Covid». Ce qui montre le sens de nationalisme de tout un chacun pour participer à cette cause noble, lancée par S.M. le Roi Mohammed VI pour lutter contre la propagation de la pandémie.
Pour sa part, la poétesse et artiste-peintre Ouidad Benmoussa a souligné que ces 52 artistes plasticiens, très connus dans l’univers des arts plastiques, qui ont répondu présents à l’appel pour le succès de ce projet très significatif, rappellent que l’art a de tout temps été un langage de l’histoire et que l’artiste a toujours été le miroir de son époque...

De son côté, l’artiste-peintre et président du Syndicat marocain des artistes plasticiens professionnels, Mohamed Mansouri Idrissi, a salué ce beau geste.

Les artistes participants:

Alaoui Christine, Alaoui Yasmina, Atlassi Raja, Belkadi Mustapha, Benjelloun Itaf, Benjelloun Tahar, Benkiran Faissal, Benmoussa Mohamed, Binebine Mahi, Boumehdi Aziz, Bourkia Hassan, Bouslai Regragui, Bouysramne Abdessamad, Bouzaid Bouabid, Bouzourhoun Abdesslam, Chad-Belouahad Abdelhaq, Cosmos, Daheur Ahmed, Daifalla Noureddine, De Stael Gustave, Douieb Youssef, Echair Hassan, El Arroud Rahima, El Hitmi Najoua, Erruas Safaa, Falaky Youssef, Fhima Steve, Gueddali Abderrafie, Hbicha Said, Jaamati Mohamed, Khamlichi Hiba, Lahssini Said, Lkhattaf Abdelaziz, Mansouri Idrissi Mohamed, Marine Mehdi, Melehi Abdelkader, Melehi Mohamed, Mrabet Mohamed, Nouar Abdesslam, Ouardane Abderrahmane, Ouazzani Abdelkrim, Ouettassi Rachid, Prentice Elena, Ramhani Zakaria, Regragui Choukri, Sahaba Aziz, Sayed Aziz, Sentissi Amal, Terjuman Houda, Tnana Khadija, Toumi Mohamed, Yamou Abderrahim.

Maroc, de quoi avons-nous peur ? 

Tous pour un Maroc meilleur.

Maroc diplomatique - 23 mai 2020

Les Éditions Orion viennent de publier un ouvrage collectif très attendu au Maroc. 54 auteurs, des sensibilités différentes, philosophes, écrivains, poètes, artistes, sociologues, anthropologues, historiens. Chacun apporte son éclairage et son analyse du Maroc d’aujourd’hui et celui de demain. 

Sous la direction de l’écrivain, Abdelhak Najib et le sémiologue, Noureddine Bousfiha, «Maroc, de quoi avons-nous peur ?» est une réflexion profonde qui se penche sur le Maroc tel qu’il est aujourd’hui en posant les bonnes questions sur le Maroc de demain. Avec des intervenants de plusieurs horizons, allant de Khalil Hachimi Idrissi, qui signe l’introduction du livre  à Dr Jean-Marie Heydt en passant par des figures comme Mustapha Kébir Ammi, Dr Imane Kendili, Najib Bensbia, Ahmed Bouchikhi, Souad Mekkaoui, Abdelhaï Laraki, Abdelhay Sadiq, Mustapha Guiliz, Mohamed Mouftakir, Mohamed Chouika, Karim Serraj, Ayoub El Aiassi, Mohamed Nyaim, Yousra Tarik, Nadia Chellaoui, Meriem Khalil, Rachida Belkacem, Dr Hynd Bouhia et autant d’autres figures publiques marocaines. 

C’est une véritable radioscopie du pays à travers la lecture très pointue et sans langue de bois des réalités marocaines dans divers domaines : politique, société, culture, économie… à travers des questions liées à l’éducation, au développement humain, au progrès économique, à la culture qui doit être un réel projet de société, de la place de la femme au sein du tissu social marocain, de la jeunesse, des libertés individuelles, de la sexualité et d’autres sujets importants qui préoccupent tous les Marocains. Comme le souligne Dr Faouzi Skalli, qui signe la préface de cet ouvrage : «Le titre de cet ouvrage collectif résume d’emblée ce qui semble faire obstacle à notre société marocaine de progresser vers un avenir meilleur, par une émotion négative et confuse, la peur. Sans tomber, à aucun moment dans la négativité ou le fatalisme, tous les textes de cet ouvrage versent dans la même direction, une vision positive du Maroc, des projections rationnelles et réalistes dans l’avenir en soulignant les urgences à prendre en considération pour bâtir le Maroc dont nous rêvons tous.
...
à suivre


Janvier 2021. Première Édition BLABL’ART, Du 21 Au 23 Janvier 2021, à l’espace d’Art Artorium et sur Facebook.                           
BLABL’ART s’inscrit dans le cadre de la 5ème édition internationale des « Nuits de la lecture » portée par le Ministère de la Culture France du 21 au 24 Janvier 2021. 

Interlude culturel et résilient
  
Au programme : 

~EXPOSITION : « Mille Et Une Femmes ; Mille Et Une Muses » ©Collection_ARKANE. Du Jeudi 21 Janvier Au Samedi 23 Janvier 2021 à l’Espace Artorium Casablanca (Participation en respect du protocole covid).

~ANIMATION DIGITALE : « BLABL’ART La Petite Histoire d’Une Œuvre d’Art » ©Collection_ARKANE. Sur Facebook Le 21, 22 Et 23 Janvier 2021. 

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Spécial #NuitsLecture: « BLABL’ART La Petite Histoire d’Une Œuvre d’Art : Abderrahmane OUARDANE » 
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Atelier, Avril 2022, en compagnie de mon ami Alphadi,  icône incontournable de la mode africaine et ambassadeur de la paix à l’UNESCO. Création d'oeuvres à 4 mains.  

Avril 2022, en visite culturelle avec mon ami Alphadi et la jeunesse. 

Mai 2022, visite aux Pays-Bas de l'écosystème culturel avec la Fédération des Industries Culturelles  et Créatives du Maroc (FICC - CGEM).

Mai 2022, visite du Musée Cobra de l’art moderne d’Amstelveen à Amsterdam (Pays-Bas) en avant première de l'inauguration de l'exposition «L'autre histoire : le modernisme marocain». Évènement organisé par l'éccrivain Abdelkader Benali en partenariat avec la Fondation nationale des musées (FNM) du Maroc.  

Mai 2022, à la biennale de Dakar

 #LaNuitsDesMuséesetDesEspacesCulturels Juin 2022 
« De la Genèse à la Contemporanéité » 
Exposition Monographique Abderrahmane OUARDANE 
à la Galerie Bab Rouah, Rabat
#MJCC
#Fondation Nationale Des Musées
#Fondation Jardin Majorelle
#Musée Yves Saint Laurent Marrakech
#Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain
#BabRouah#AbderrahmaneOUARDANE


Exposition Monographique OUARDANE à Bab Rouah, Rabat 

Pour la "Nuit des Musées"

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